Les politiques d’activation dans l’UE – Interview with Shannon Dinan

Étudiante de deuxième année au doctorat, Shannon Dinan est étudiante associée au CEUE. Elle détient un baccalauréat de l’Université Laval et une maîtrise de l’Université de Montréal.


Sur quoi porte votre recherche ?

Ma recherche porte sur les politiques sociales au sein de l’Union européenne. Plus particulièrement, j’analyse les politiques d’activation. Je m’intéresse surtout à la catégorie des « jeunes » de 16 à 34 ans. Cette catégorie me permet d’analyser une cohorte qui vit de nombreux changements importants, notamment la transition vers l’emploi, l’éducation et la formation, et la conciliation de la vie professionnelle et familiale. Le but de mon étude est de comprendre comment les politiques d’activation s’insèrent dans la structure globale des politiques sociales des États membres ainsi que les effets de rétroaction possibles des politiques. Par exemple, créent-elles des comportements alternatifs ou des dépendances? Ceci me permettra de comprendre à la fois la dynamique entre les États membres et l’Union ainsi que les effets à long terme du mouvement de politiques de redistribution traditionnelle vers les programmes sociaux plus innovantes.

Quel matériau utilisez-vous ?

Bien que je sois aux premières étapes de mon projet de thèse, j’envisage d’utiliser une méthode mixte quantitative et qualitative afin de déterminer des tendances générales des États membres ainsi que faire des études de cas. Certaines données quantitatives peuvent être recueillies à partir de statistiques disponibles par divers organismes internationaux et européens. De plus, je partirai pour 8 à 12 mois de recherche sur le terrain en 2016. Ceci me permettra de travailler dans des centres de recherche européens et de faire des entrevues et recueillir les données pour faire des études de cas.

Vous étudiez lUnion européenne depuis le Canada, quels sont les atouts et les défis de cette posture ?

De nombreux professeurs à l’Université de Montréal sont des experts de l’EU et le CEUE offre des conférences tout au long de l’année. D’autre part, les politiques d’activation ne sont pas exclusives aux États membres de l’UE. J’estime donc qu’étudier au Canada n’est pas une limite en soi. Ceci étant dit, à mon avis il demeure important de garder le pouls sur ce qui se passe en Europe et de faire de la recherche sur le terrain afin de compléter mon expérience.

Quel conseil donneriez-vous à un(e) étudiant(e) qui débute sa recherche sur lUnion européenne ?

Je suggère avant tout d’utiliser la vaste littérature sur l’UE à votre avantage et de lire le plus possible sur votre sujet d’intérêt. Ensuite, assistez aux conférences et discutez avec vos professeurs pour mieux orienter votre recherche.

Posted in Research Briefs